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Jacques Hochmann
IL ÉTAIT UNE FOIS…
L’HAS, après avoir il y a une quinzaine d’années déclaré, que les approches psychanalytiques dans le traitement de l’autisme étaient simplement « non consensuelles », vient de faire un pas de plus et les taxer, sans doute pour plaire aux associations de familles les plus farouchement anti-psychanalytiques, de « non recommandées ». Opérant un véritable renversement sur l’usage des recommandations de cette autorité, les pouvoirs publics, sans définir ce qu’ils entendent par « approche psychanalytique », menacent de rendre cette préconisation opposable et d’interdire toute référence à la psychanalyse dans le traitement de l’autisme ce qui reviendrait à poursuivre la désorganisation d’une large partie des soins psychiatriques dans notre pays. Il y a dix ans, lors d’un congrès sur la prise en charge des autistes adultes tenu à Avignon à l’initiative de l’association Synergies, Jacques Hochmann, professeur émérite de pédopsychiatrie à Lyon communiquait sur trente cinq années de travail avec des autistes de la prime enfance à l’âge adulte dans une perspective psychodynamique (cf le lien ci-joint). Amaria Baghdali, professeur de pédopsychiatrie à Montpellier, co-autrice d’un récent rapport sur l’autisme, discutait cette communication et montrait qu’un dialogue interdisciplinaire était possible entre différentes approches thérapeutiques et les neurosciences. Pourquoi ce qui était compatible il y a dix ans ne l’est plus aujourd’hui ? On peut s’interroger à la fois sur ce qu’on entend par « approche psychanalytique » et sur le contexte politique actuel qui proscrit tout débat, méconnait ou rejette l’histoire et nous conduit vers un nouveau totalitarisme.
Le 1 avril 2026
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Cliniques du temps présent
Et si on écoutait le monde… comme un rêve ? Bienvenue dans Cliniques du temps présent. Ici, nous n’analysons pas seulement l’actualité. Nous l’écoutons autrement. Comme un rêve : avec ses mots, ses images, ses vérités cachées et ses lignes de fuite. Des psychanalystes, des artistes, des penseurs nous accompagnent pour interroger ce que notre époque fait à nos vies et à nos imaginaires. Aujourd’hui, tout vacille. La réalité ressemble à une fiction. La dystopie n’est plus si lointaine. Alors, peut-on encore rêver ? Nous pensons que oui. Rêver, ce n’est pas fuir : c’est comprendre, transformer, ouvrir des possibles. Dans un monde qui calcule tout, retrouvons le sens du vivant. Relire le passé. Éclairer le présent. Ouvrir des possibles. Comme nous y invite Walter Benjamin, dépassons « la négativité du monde par le désespoir de l’imagination ». Avec vous, cherchons un style. Peut-être est-ce là… que tout commence. Roland Gori et Marie José Del Volgo, Marseille mars 2026
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